Comment utiliser cette révisionCette leçon clôt la deuxième partie de la série, qui suivait le parcours des fournitures, de la demande d’achat à la remise à l’utilisateur : achats dans le secteur privé et le secteur public, classification et codification, gestion du magasin et stockage, puis transport. Vous trouverez ici un récapitulatif des notions et des calculs de chaque thème, un exercice de synthèse corrigé et des questions pour vérifier vos acquis. Si un point vous semble nouveau, revenez à la leçon correspondante : cette révision ne remplace pas les explications.La gestion des stocks (prévisions, coûts, quantité économique de commande, stock de sécurité, méthode ABC) fait l’objet d’une révision distincte à la fin de la première partie. Plusieurs de ses résultats reviennent ici, notamment dans le choix du mode de transport.Achats dans le secteur privéRôle, objectifs et organisationAcheter ne consiste pas seulement à passer commande : il faut planifier, rechercher et sélectionner des fournisseurs, négocier, conclure les contrats, suivre les livraisons et contrôler les quantités et la qualité.L’objectif est d’obtenir le bon produit, dans les quantités et la qualité voulues, dans les délais, au meilleur coût et dans le respect des règles éthiques.La fonction comprend deux volets : la gestion des achats (demander des devis, analyser, négocier, contractualiser) et la gestion des approvisionnements (veiller à la bonne exécution du contrat).Centraliser permet de réaliser des économies d’échelle, de mieux contrôler les achats et de spécialiser les acheteurs ; décentraliser donne aux unités éloignées plus de réactivité et leur permet de tirer parti de leur connaissance du terrain. En pratique, les gros contrats sont souvent centralisés, tandis que les achats urgents ou locaux restent du ressort des unités.La négociation permet à des parties aux positions divergentes de parvenir à un accord. Préparez des solutions de rechange, connaissez les limites de votre pouvoir de décision, consignez les échanges dans un procès-verbal et gardez à l’esprit que la plupart des négociations ont des suites.Planification et fournisseursLe plan d’achats s’inscrit dans la planification de l’entreprise à trois horizons : opérationnel (jusqu’à 1 an), tactique (1 à 2 ans) et stratégique (3 à 10 ans ou plus). Parmi les outils figurent l’analyse SWOT et l’analyse des écarts (gap).Le répertoire des fournisseurs recense les fournisseurs actifs et potentiels, classés selon leurs produits, leurs capacités, leur localisation et leurs résultats. Disposer de plusieurs sources d’approvisionnement réduit le risque de rupture.L’évaluation des fournisseurs est continue et associe plusieurs services. Elle porte notamment sur le respect des délais, la qualité, les prix, les capacités et le système de management de la qualité (la série ISO 9000 constitue une référence).Choix des fournisseurs, intégration verticale et décision d’acheter ou de fabriquerLa verticalisation consiste à réaliser en interne certaines étapes de la chaîne ; l’horizontalisation, à se concentrer sur son cœur de métier et à acheter le reste auprès de tiers.Pour décider s’il faut acheter ou fabriquer, on compare le coût d’achat (prix × quantité) au coût de fabrication (coût fixe + coût variable × quantité). Le seuil de rentabilité se calcule ainsi :Q* = coût fixe annuel de fabrication ÷ (prix d’achat − coût variable de fabrication par unité)Au-delà de Q*, fabriquer revient moins cher ; en deçà, mieux vaut acheter. La décision doit aussi tenir compte de la qualité, de la maîtrise technologique, des capacités de production inutilisées et du risque de dépendre d’un seul fournisseur.Éthique des achats : l’acheteur gère l’argent d’autrui et subit la pression des vendeurs. Les cadeaux, les faveurs et les conflits d’intérêts doivent être encadrés par des règles claires. Le choix d’un fournisseur doit reposer sur une analyse impartiale, et non sur des liens d’amitié.Fabriquer une pièce entraîne un coût fixe de R$ 120.000 par an et un coût variable de R$ 20 par unité. L’acheter coûte R$ 35 par unité. À partir de quelle quantité annuelle la fabrication devient-elle avantageuse ?Réponse : 8.000 unités — Q* = 120.000 ÷ (35 − 20) = 120.000 ÷ 15 = 8.000. Le résultat de 3.429 vient d’une division par le prix d’achat (120.000 ÷ 35), alors qu’il faut prendre en compte la différence entre ce prix et le coût variable de fabrication.Achats dans le secteur publicDepuis le 30 décembre 2023, toutes les nouvelles procédures d’appel d’offres et tous les nouveaux marchés publics sont régis par la loi 14.133/2021. Celle-ci a abrogé la loi 8.666/1993, la loi sur le Pregão (10.520/2002) et le RDC. Les personnes formées sous l’ancienne législation doivent revoir certains points : la tomada de preços et le convite n’existent plus.L’essentiel de la loi 14.133/2021ThèmeRègles actuellesProcédures (art. 28)Pregão, mise en concurrence, concours, enchères et dialogue compétitifPregãoObligatoire pour les biens et services courantsCritères d’attribution (art. 33)Prix le plus bas, remise la plus élevée, meilleure proposition technique ou artistique, combinaison de la technique et du prix, offre la plus élevée (enchères), rentabilité économique la plus élevéeÉtapes (art. 17)Préparation, publication de l’avis de marché, propositions et offres, évaluation, vérification de l’aptitude du candidat, recours et approbation. En règle générale, la vérification de l’aptitude intervient après l’évaluation : seuls les documents du candidat retenu sont examinés.Délai minimal prévu dans l’avis de marché (art. 55)Achats attribués au prix le plus bas ou à la remise la plus élevée : 8 jours ouvrables. Services courants ainsi que travaux et services d’ingénierie courants, selon les mêmes critères : 10 jours ouvrables.Responsable de la procédureL’agent chargé de la passation du marché (le pregoeiro dans le cas du pregão), assisté d’une équipePrincipesLégalité, impartialité, moralité, publicité, efficacité, égalité, probité, respect de l’avis de marché, évaluation objective, entre autres principes énumérés à l’art. 5ºPublicitéPortal Nacional de Contratações Públicas (PNCP), qui héberge également le registre unifié des fournisseurs (art. 87) ; au niveau fédéral, le registre opérationnel est le SICAFDispense de mise en concurrence et impossibilité de mise en concurrenceImpossibilité de mise en concurrence (art. 74) : la concurrence n’est pas envisageable, par exemple en présence d’un fournisseur exclusif, d’un artiste reconnu ou d’une prestation technique spécialisée exigeant une expertise notoire.Dispense de mise en concurrence (art. 75) : la concurrence serait possible, mais la loi autorise une attribution directe. Le cas le plus fréquent concerne les marchés de faible montant. Les plafonds sont actualisés chaque année par décret ; pour 2026, le décret 12.807/2025 les a fixés à R$ 130.984,20 pour les travaux, les services d’ingénierie et l’entretien des véhicules, et à R$ 65.492,11 pour les achats et les autres services.Le plafond s’applique au total des dépenses engagées par l’unité au cours de l’exercice pour des prestations de même nature, afin d’éviter qu’un achat important soit fractionné en plusieurs petits achats.Les plafonds sont doublés pour les groupements publics ainsi que pour les organismes autonomes et les fondations ayant le statut d’agences exécutives (art. 75, § 2º).Accords-cadres de prix, contrats, PPP et groupements publicsSystème d’enregistrement des prix (arts. 82 à 86 de la loi ; au niveau fédéral, décret 11.462/2023) : l’administration consigne les prix dans un accord et achète selon ses besoins, sans obligation d’acheter la totalité des quantités prévues. L’accord est valable 1 an et peut être prolongé d’une durée équivalente si les prix restent avantageux. Ce système convient aux achats fréquents dont les quantités sont incertaines.Contrats : les prestations de services et les fournitures continues peuvent faire l’objet d’un contrat d’une durée maximale de 5 ans, prolongeable dans la limite de 10 ans au total (arts. 106 et 107). Le titulaire est tenu d’accepter des augmentations ou des réductions allant jusqu’à 25% du montant initial actualisé, ou des augmentations allant jusqu’à 50% pour la rénovation d’un bâtiment ou d’un équipement (art. 125). Les clauses exorbitantes confèrent à l’administration des pouvoirs qu’elle n’aurait pas dans un contrat privé, notamment celui de modifier ou de résilier unilatéralement le contrat et d’en contrôler l’exécution.Réception (art. 140) : elle est d’abord provisoire, effectuée par le contrôleur du contrat, puis définitive, effectuée par un agent ou une commission et consignée dans un procès-verbal détaillé.Partenariat public-privé (loi 11.079/2004) : concession subventionnée ou administrative, portant sur un contrat d’au moins R$ 10 millions et d’une durée de 5 à 35 ans ; la procédure prend la forme d’une mise en concurrence ou d’un dialogue compétitif.Groupement public (loi 11.107/2005) : association d’entités fédérées poursuivant des objectifs communs. Il est créé à partir d’un protocole d’intention ratifié par une loi de chaque entité. Il peut prendre la forme d’une association publique (de droit public, intégrée à l’administration indirecte de tous ses membres) ou d’une personne morale de droit privé. Il reçoit des fonds de ses membres dans le cadre d’un accord de répartition des charges et peut contracter des obligations par un contrat de programme.Un groupement public de santé réunissant quatre municipalités prévoit de dépenser R$ 110.000 en 2026 pour des fournitures de bureau. Peut-il attribuer directement le marché au regard du critère de montant ?Réponse : Oui, car le plafond est doublé pour les groupements publics et passe à R$ 130.984,22 — l’art. 75, § 2º, double les plafonds pour les groupements publics : 2 × 65.492,11. La dernière réponse entretient une confusion : R$ 130.984,20 est le plafond applicable aux travaux et aux services d’ingénierie, pas aux achats. Pour une municipalité agissant seule, un achat de fournitures de bureau de R$ 110.000 exigerait une procédure d’appel d’offres (un pregão, puisqu’il s’agit de biens courants).Un État souhaite confier, dans le cadre d’un PPP, l’entretien d’un réseau d’écoles pour 4 ans, au titre d’un contrat de R$ 30 millions. Qu’est-ce qui empêche le recours à un PPP ?Réponse : La durée, car un contrat de PPP doit durer au moins 5 ans — la loi 11.079/2004 impose une durée de 5 à 35 ans et un montant minimal de R$ 10 millions, condition que remplissent les R$ 30 millions prévus. La procédure applicable à un PPP est la mise en concurrence ou le dialogue compétitif, et non le pregão.Classification et codification des fournituresClasser consiste à regrouper les fournitures selon des critères (type, usage, forme) ; identifier, à décrire chaque article selon une nomenclature normalisée (nom de base, qualificatif, caractéristiques, utilisation, emballage, référence du fabricant) ; codifier, à attribuer un code unique à chaque article ; cataloguer, à réunir ces informations dans un répertoire consultable.Les systèmes de codification peuvent être alphabétiques, alphanumériques ou numériques. Les codes numériques structurés (groupe, classe, numéro d’identification) sont issus de la tradition du système fédéral américain d’approvisionnement et du système de catalogage de l’OTAN, adopté par les forces armées brésiliennes.Un catalogue bien tenu évite les doublons, facilite les appels d’offres (la description de l’article est déjà prête) et permet de vérifier les fournitures à la réception.La saisie automatique des codes est passée de la frappe manuelle au code-barres (lecture optique peu coûteuse et universelle), puis à la RFID (identification par radiofréquence, qui permet de lire plusieurs articles à la fois sans visibilité directe et de suivre chaque unité tout au long de la chaîne).Magasin et stockageGestion du magasinLe magasin désigne à la fois le lieu et l’organisation chargés de recevoir, conserver, contrôler et distribuer les fournitures ; le stock désigne les fournitures elles-mêmes.Réception : contrôle des documents (commande x NF-e), des quantités (de préférence sans connaître la quantité attendue) et de la qualité, puis mise en quarantaine jusqu’à l’acceptation. Dans le secteur public, la réception est provisoire puis définitive.Stockage : chaque emplacement reçoit une adresse (fixe ou variable). Il faut respecter les règles de compatibilité et sortir physiquement les articles selon leur ordre d’entrée ou leur date de péremption (FIFO, FEFO), sans confondre ces méthodes avec la valorisation comptable des stocks.Contrôle et inventaire : aucun mouvement sans document justificatif ; inventaire général ou tournant (avec une fréquence déterminée par la méthode ABC). Fiabilité = nombre d’articles sans écart ÷ nombre d’articles comptés.Documents : NF-e (fichier fiscal numérique doté d’une clé de 44 chiffres), DANFE (version imprimée accompagnant la marchandise), CT-e et MDF-e (transport), bordereau de colisage (liste des colis, sans valeur fiscale), bon de demande et bon de retour.Centres de distributionLe stockage permet de regrouper les expéditions, de stabiliser la production, de répondre rapidement aux demandes, d’acheter en quantité et de se prémunir contre les incertitudes.On distingue les centres de soutien à la production, les centres mixtes et les centres de consolidation ; s’y ajoutent aujourd’hui les centres de distribution du commerce de détail et du commerce en ligne, les dark stores et les prestataires logistiques.Cross-docking : recomposer les chargements selon leur destination sans les stocker. Picking : prélever des quantités fractionnées par commande, par lot, par zone ou par vague.Pour choisir un emplacement, le centre de gravité fournit une première estimation : X = Σ(volume × x) ÷ Σvolume et Y = Σ(volume × y) ÷ Σvolume.Équipements et optimisationAccessibilité = adressage des emplacements (allée, module, niveau) + implantation. Les articles lourds, volumineux ou à forte rotation se placent près de la sortie. Pour départager les autres, on utilise le ratio espace occupé ÷ nombre de prélèvements : plus il est faible, plus l’article doit être proche.Charges unitisées : palette PBR (1,00 × 1,20 m), conteneur de 20 ou 40 pieds (1 ou 2 TEU).Équipements : transpalette, chariot élévateur, tracteur de remorquage, convoyeurs, pont roulant, monorail, AGV et AMR. Installations : rayonnage à palettes sélectif (accès à tous les articles), drive-in et push-back (densité), rayonnage dynamique (ordre d’entrée), cantilever, mezzanine et entrepôt automatisé.Capacité d’une allée = modules × côtés × emplacements par niveau × niveaux.Lors d’un inventaire tournant portant sur 400 articles, 26 présentaient un écart. Quel est le taux de fiabilité de l’inventaire et que faut-il faire pour ces 26 articles ?Réponse : 93,5% ; les recompter, rechercher la cause des écarts, puis seulement corriger les données avec l’accord d’une personne autre que le magasinier — (400 − 26) ÷ 400 = 374 ÷ 400 = 93,5%. Corriger les données sans enquêter efface les indices d’erreurs de procédure ou de détournements ; 6,5% correspond au taux d’erreur.TransportLe transport influe sur les stocks (délais d’acheminement, stocks en transit, taille des lots), l’entreposage, les achats (fret CIF, payé par l’expéditeur, ou FOB, payé par le destinataire) et le service aux usagers.Cinq modes de transport : routier (souple, de porte à porte), ferroviaire (gros volumes sur de longues distances), par voie d’eau (coût le plus faible par tonne·km ; comprend le transport maritime au long cours, le cabotage et la navigation intérieure), par conduite (flux continu de liquides et de gaz) et aérien (rapide et coûteux).Qualité de service : délai de porte à porte, fiabilité (variabilité des délais), dommages, disponibilité, souplesse et traçabilité.Coûts : faibles coûts fixes et coûts variables élevés pour la route ; l’inverse pour le rail, le transport maritime et les conduites. D’où les économies d’échelle et les économies liées à la distance.Le fret est facturé sur la base du poids réel ou du poids volumétrique, selon le plus élevé des deux (transport routier : généralement 300 kg/m³ ; transport aérien : environ 167 kg/m³).Le choix repose sur le coût total : fret + stock en transit (D × valeur × taux × jours ÷ 365) + stock à destination (lot ÷ 2 × valeur × taux). Les marchandises de faible valeur favorisent les modes lents et peu coûteux ; celles de forte valeur, les modes rapides et les petits lots.Transport multimodal (loi 9.611/1998) : un contrat unique, un document de transport multimodal et un seul responsable, l’OTM. Transport intermodal : plusieurs contrats et plusieurs responsables.Répartition du fret au Brésil (CNT, mai 2026) : route 64,85%, rail 14,95%, cabotage 10,47%, voies navigables intérieures 5,25%, conduites 4,45%, transport aérien 0,03%.Tendances : suivi des expéditions, intégration du TMS au WMS, solutions de livraison du dernier kilomètre et décarbonation.Une entreprise compare le camion et le train pour transporter un produit. Le fret ferroviaire coûte nettement moins cher, mais l’acheminement prend plus de temps et les lots sont plus importants. Si la valeur du produit par tonne augmente fortement, comment évolue la comparaison ?Réponse : L’avantage tend à passer au camion, car les coûts du stock en transit et à destination augmentent avec la valeur du produit. Le fret ne dépend pas de la valeur de la cargaison, contrairement au coût de détention des stocks. Pour un produit cher, chaque jour supplémentaire de transit et chaque tonne supplémentaire immobilisée à destination peuvent coûter plus que l’économie réalisée sur le fret.Exercice de synthèse corrigéUn groupement public de santé réunissant quatre communes va créer un entrepôt central pour approvisionner les établissements de santé de chacune d’elles. Voici les données :Communex (km)y (km)Demande (caisses/mois)M100500M2400300M34030100M4030100a) Où implanter l’entrepôt à titre de première estimation ?Avec la méthode du centre de gravité : X = (500 × 0 + 300 × 40 + 100 × 40 + 100 × 0) ÷ 1.000 = 16.000 ÷ 1.000 = 16 km. Y = (500 × 0 + 300 × 0 + 100 × 30 + 100 × 30) ÷ 1.000 = 6.000 ÷ 1.000 = 6 km. Le point (16; 6) se trouve près de M1, qui représente la moitié de la demande. Avant de décider, il faut vérifier l’accès routier, la disponibilité de locaux et leur coût.b) Comment acheter les médicaments destinés aux traitements de longue durée, dont les quantités nécessaires varient chaque mois ?Il s’agit de biens courants : la procédure adaptée est donc le pregão, une procédure d’appel d’offres. Les achats étant fréquents et les quantités incertaines, le dispositif le plus approprié est le Système d’enregistrement des prix : un pregão permet de consigner les prix dans un registre valable 1 an, renouvelable pour 1 an supplémentaire si les prix restent avantageux. Le groupement achète ensuite selon ses besoins, sans obligation de commander la quantité estimée.c) Comment réceptionner et stocker les médicaments ?Une réception provisoire est effectuée par l’agent chargé du contrôle du contrat, avec rapprochement de la facture électronique NF-e et de la commande, ainsi qu’un comptage à l’aveugle. La réception définitive est effectuée par un agent ou une commission et donne lieu à un procès-verbal détaillé. Le stockage repose sur l’adressage des emplacements, le suivi des lots et des dates de péremption, la sortie des produits par ordre de péremption (FEFO) et des inventaires tournants, les articles de catégorie A dans la classification ABC étant comptés plus souvent.d) Une expédition de 3 m³ de solution physiologique pèse 700 kg. Sur quel poids le transporteur routier facturera-t-il le fret, avec un coefficient de 300 kg/m³ ?Poids volumétrique = 3 × 300 = 900 kg, soit plus que le poids réel de 700 kg. Le fret sera facturé sur 900 kg. Si la même cargaison tenait dans des cartons plus compacts, occupant 2 m³, son poids volumétrique serait de 600 kg et le fret serait alors facturé sur le poids réel de 700 kg : l’emballage influe lui aussi sur le coût du transport.e) Le groupement doit acheter un équipement informatique de R$ 120.000. Peut-il passer un marché sans appel d’offres ?Oui, au regard de son montant : R$ 120.000 est inférieur au seuil doublé applicable aux achats des groupements publics (2 × R$ 65.492,11 = R$ 130.984,22), à condition que ce montant, ajouté aux dépenses déjà engagées par le groupement cette année pour des biens de même nature, ne dépasse pas ce seuil.Pour poursuivre vos révisionsRefaites les calculs de cette révision sans consulter les réponses : acheter ou fabriquer, centre de gravité, capacité d’un entrepôt, poids volumétrique et coût total par mode de transport.Consultez sur le site du Planalto les articles cités de la loi 14.133/2021 (17, 28, 33, 55, 74, 75, 82 à 86, 106, 107, 125 et 140) et vérifiez, au début de chaque année, le décret qui actualise les montants.Si vous le pouvez, visitez un entrepôt ou un centre de distribution et essayez d’y repérer l’adressage des emplacements, les installations, les équipements et le parcours des produits, de la réception à l’expédition.ExercicesFaciles1) Fabriquer une pièce entraîne un coût fixe de R$ 90.000 par an, auquel s’ajoutent R$ 12 par unité ; l’acheter coûte R$ 18 par unité. À partir de quelle quantité les deux options ont-elles le même coût ?2) Quelles sont les procédures de passation des marchés prévues par la loi 14.133/2021 ? Citez-en deux qui existaient dans l’ancienne loi et ont disparu.3) Lors d’un inventaire tournant portant sur 250 articles, 12 présentent un écart. Quel est le taux de fiabilité de l’inventaire ?4) Une allée de rayonnages à palettes compte 18 modules de chaque côté, 2 emplacements par niveau et 5 niveaux. Combien d’emplacements comporte-t-elle ?5) Une cargaison de 2,5 m³ pèse 600 kg. Sur quel poids le fret routier sera-t-il facturé, avec un coefficient de 300 kg/m³ ?Difficiles6) Reprenez les données de l’exercice 1 :a) quels sont les coûts d’achat et de fabrication pour 20.000 unités par an, et combien permet d’économiser l’option la moins chère ?b) Et pour 10.000 unités ?c) Citez deux facteurs, autres que le coût, susceptibles de modifier la décision.7) En 2026, une mairie a déjà dépensé R$ 40.000 en fournitures de bureau et souhaite acheter pour R$ 30.000 supplémentaires de ces mêmes fournitures.a) Peut-elle passer ce marché sans appel d’offres au titre du faible montant ?b) En serait-il de même si l’achat était effectué par un groupement public de communes, pour les mêmes montants ?c) Si l’appel d’offres est obligatoire, quelle procédure faut-il utiliser ?8) Un entrepôt central doit approvisionner trois hôpitaux : H1 aux coordonnées (0; 0) km, avec une demande de 200 caisses par semaine ; H2 en (60; 0), avec 100 caisses ; H3 en (30; 40), avec 200 caisses. Calculez le centre de gravité.9) Une entreprise expédie 2.400 t par an d’un produit valant R$ 30.000 par tonne. Son coût de détention des stocks est de 25% par an. Le transport routier coûte R$ 600/t, prend 3 jours et s’effectue par lots de 24 t ; le transport ferroviaire coûte R$ 380/t, prend 9 jours et s’effectue par lots de 240 t. Quel mode présente le coût total le plus faible ?10) Un organisme public a deux contrats : l’un porte sur la fourniture de produits d’entretien pour R$ 800.000, l’autre sur la rénovation d’un bâtiment pour R$ 2.000.000.a) De quel montant maximal l’administration peut-elle augmenter chacun de ces contrats tout en obligeant le titulaire à accepter cette modification ?b) Si le premier contrat porte sur une fourniture continue, pour quelle durée peut-il être conclu et jusqu’à quelle durée totale peut-il être prolongé ?Corrigé1) Seuil de rentabilité = 90.000 ÷ (18 − 12) = 90.000 ÷ 6 = 15.000 unités par an. Au-delà, fabriquer revient moins cher.2) Pregão, concorrência, concurso, leilão et diálogo competitivo (art. 28). La tomada de preços et le convite ont disparu.3) (250 − 12) ÷ 250 = 238 ÷ 250 = 95,2%.4) 18 × 2 × 2 × 5 = 360 emplacements.5) Poids volumétrique = 2,5 × 300 = 750 kg, supérieur au poids réel de 600 kg. Le fret est facturé sur 750 kg.6) a) Acheter : 18 × 20.000 = R$ 360.000. Fabriquer : 90.000 + 12 × 20.000 = 90.000 + 240.000 = R$ 330.000. Fabriquer permet d’économiser R$ 30.000 par an.b) Acheter : 18 × 10.000 = R$ 180.000. Fabriquer : 90.000 + 12 × 10.000 = R$ 210.000. Acheter permet d’économiser R$ 30.000 (10.000 est inférieur au seuil de rentabilité de 15.000).c) Par exemple : la qualité, la maîtrise de la technologie, les capacités de production inutilisées, le risque de dépendre d’un seul fournisseur ou le secret industriel.7) a) Non. Le seuil s’applique au total des achats de même nature réalisés au cours de l’exercice : 40.000 + 30.000 = R$ 70.000, soit plus que le seuil de R$ 65.492,11 applicable aux achats en 2026 (décret 12.807/2025). Scinder l’achat constituerait un fractionnement.b) Oui, au regard du montant : pour les groupements publics, le seuil est doublé (art. 75, § 2º), soit 2 × 65.492,11 = R$ 130.984,22 ; R$ 70.000 reste en deçà.c) Le pregão, car les fournitures de bureau sont des biens courants.8) Σ caisses = 200 + 100 + 200 = 500.X = (200 × 0 + 100 × 60 + 200 × 30) ÷ 500 = (0 + 6.000 + 6.000) ÷ 500 = 12.000 ÷ 500 = 24 km.Y = (200 × 0 + 100 × 0 + 200 × 40) ÷ 500 = 8.000 ÷ 500 = 16 km.Centre de gravité : (24; 16).9) Transport routier : fret 2.400 × 600 = R$ 1.440.000 ; stock en transit 2.400 × 30.000 × 0,25 × 3 ÷ 365 = R$ 147.945 ; stock à destination (24 ÷ 2) × 30.000 × 0,25 = R$ 90.000 ; total R$ 1.677.945.Transport ferroviaire : fret 2.400 × 380 = R$ 912.000 ; stock en transit 2.400 × 30.000 × 0,25 × 9 ÷ 365 = R$ 443.836 ; stock à destination (240 ÷ 2) × 30.000 × 0,25 = R$ 900.000 ; total R$ 2.255.836.Le transport routier coûte environ R$ 577.891 de moins par an : pour une marchandise chère, le stock en transit et la grande taille des lots ferroviaires absorbent l’économie de R$ 528.000 réalisée sur le fret.10) a) Fourniture : jusqu’à 25% du montant initial actualisé, soit 0,25 × 800.000 = R$ 200.000. Rénovation d’un bâtiment : augmentation maximale de 50%, soit 0,50 × 2.000.000 = R$ 1.000.000 (art. 125 de la loi 14.133/2021).b) Jusqu’à 5 ans, avec possibilité de prolongation dans la limite de 10 ans au total (art. 106 et 107).
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